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Comprendre le calcul des durées
Ménort ne pioche pas dans une table de durées toutes faites. Il enchaîne quatre étapes : le climat et la culture fixent la quantité d'eau, le matériel la convertit en minutes, et le sol décide du rythme.
Où lire l’explication dans l’app
En bas de la page Irrigation, le bouton « Détail des calculs » ouvre la fenêtre du même nom : « De l’ETP du jour aux minutes de chaque passage. » Elle reprend les étapes ci-dessous et marque « votre sol » dans le tableau des bornes. Tant que le sol n’est pas renseigné, la ligne du sol moyen porte « retenu en attendant le vôtre ». Pour retrouver le calcul d’un groupe de planches précis, dépliez sa ligne : voir Lire le planning d’irrigation.

1. Le besoin de la culture
Le besoin est l’ETP prévue multipliée par le Kc du stade de la culture, et par 0,8 quand la planche est sous abri. Tout est en millimètres d’eau. L’ETP vient d’Open-Meteo pour votre ferme. Le Kc, le coefficient propre à chaque culture, suit son stade au jour près.
2. Du besoin aux minutes
Une partie de l’eau se perd en route. Ménort divise donc le besoin par l’efficience du matériel : 0,90 au goutte-à-goutte (environ 11 % d’eau en plus), 0,85 en micro-aspersion (18 %), 0,75 en aspersion (33 %). La durée vaut alors la dose multipliée par 60, divisée par la pluviométrie.
Au goutte-à-goutte, Ménort calcule la pluviométrie à partir du débit et de l’espacement des goutteurs, du nombre de lignes et de l’écartement des planches d’axe en axe (la planche plus le passe-pied). En aspersion, c’est la pluviométrie que vous avez mesurée sous la rampe.
3. Le sol donne le rythme
Au goutte-à-goutte, le rythme se compte en minutes : il faut entretenir le bulbe humide. En aspersion, il se compte en millimètres : il faut remplir la réserve du sol, sinon l’eau s’évapore en surface. Le tableau de la fenêtre donne, pour un sol « Léger (sableux) », « Moyen (limoneux) » ou « Lourd (argileux) », la durée d’un « Passage », les « Passages / jour », l’« Écart max » entre deux passages et la dose minimale en « Aspersion ». Le sol ne change jamais la quantité d’eau.
4. Le découpage de la durée
Au goutte-à-goutte, un passage trop court mouille la surface sans nourrir le bulbe. Ménort regroupe alors plusieurs jours pour atteindre le minimum du sol, sans dépasser l’écart qu’il supporte : « 1 × 22 min tous les 2 jours », par exemple. Au-delà du maximum par passage, il fractionne : « 2 × 40 min par jour ». Si même ainsi chaque passage dépasse le maximum, la pastille « Percolation » avertit que l’eau risque de passer sous les racines.
En aspersion, Ménort vise la dose minimale du sol en un seul passage, jamais plusieurs petits le même jour. Si le besoin du jour est plus petit, il cumule sur plusieurs jours, sept au plus, sans jamais apporter plus que le besoin réel.
Les valeurs du sol moyen sont sourcées (APABA, ARDEPI, Sud&Bio, Interbio Occitanie). Celles des sols léger et lourd en sont une transposition, à corriger à l’usage. La pluie, elle, reste hors du calcul : elle est affichée pour information, jamais déduite.
Où la trouver
Dans Ménort, suivez ce chemin :